OFFRES D'EMPLOI

Sujet de stage M2 : biodiversité et technologie

LEFE Toulouse - SETE Moulis - CNRS

La technologie peut-elle sauver la biodiversité ?

Promesses et limites des capteurs et de l’intelligence artificielle pour l’écologie et la conservation

Encadrants : Maxime Cauchoix (Ecologie comportementale, SETE/LEFE), Arnaud Elger (Ecologie fonctionnelle, LEFE), Gladys Barragan-Jason (Psychologie environnementale, SETE)

Tandis que la biodiversité se porte de plus en plus mal, l’homme occidental poursuit sa course effrénée à l’innovation et au développement technologique. L’impact de l’homme sur les écosystèmes et son rôle dans la crise actuelle de la biodiversité n’est plus à démontrer. L’agriculture intensive, l’urbanisation, l’industrialisation et leurs conséquences que sont la pollution et le réchauffement climatique, toutes ces menaces créées par l’homme et qui pèsent sur les organismes vivants ont un point commun : la technologie. Au cours des millénaires, les développements technologiques ont permis à l’homme d’exploiter de plus en plus de ressources naturelles. Ces développements technologiques sont devenus eux même de plus en plus consommateurs de ressources naturelles et générateurs de pollutions diverses. Ce cercle vicieux, ou vertueux selon les points de vue, culmine aujourd’hui dans les nouvelles technologies et l’avènement de l’électronique et du numérique.

Néanmoins, les progrès récents dans les domaines de l’IoT et de l’intelligence artificielle (AIoT) ont le potentiel de révolutionner l’écologie et la biologie de la conservation (Keitt & Abelson, 2021), permettant un monitoring exhaustif, standardisé et automatisé des écosystèmes et de la biodiversité. Cette connaissance détaillée et en temps réel de l’état de santé de l’environnement offre des opportunités sans précédent pour la conservation et la protection de la nature. Les écologues, biologistes de la conservation et gestionnaires d’espace naturels se retrouvent ainsi face à un paradoxe.

Pour mieux estimer les promesses et limites de l’utilisation de l’AIoT pour l’écologie et la conservation de la nature, ce projet de M2 à l’interface entre écologie, philosophie environnementale et informatique vise à :

– effectuer une revue systématique des différentes technologies et algorithmes d’IA utilisés pour le monitoring de la biodiversité

– estimer l’empreinte carbone et l’impact écologique de ces nouvelles approches en les comparant aux approches traditionnelles de suivi de la biodiversité

– évaluer l’effet de l’utilisation du numérique et des capteurs en éducation à l’environnement et sciences participatives sur les rapports humain-nature

 

Ainsi, à l’heure de l’engouement des écologues et du grand public pour les nouvelles technologies, a travers cette analyse quantitative et philosophique de l’AIoT appliquée à l’écologie et à la biologie de la conservation, nous espérons fournir des éléments critiques pour mieux évaluer les coûts et bénéfices pour la société et la biodiversité des nouveaux projets d’instrumentation du vivant en milieu naturel.

Le stage se déroulera au LEFE (Toulouse) ou à la SETE (Ariège). Bien que le travail de recherche soit essentiellement bibliographique le-la candidat-e pourra participer à, voir inclure dans son projet, une expérience de terrain sur l’utilisation de capteurs pour le suivi de la biodiversité ou sur l’effet de l’utilisation de la technologie sur la perception de la nature chez les adolescents.

Le/la stagiaire sera gratifié selon la grille du CNRS (589€/mois). A Moulis (SETE) une chambre en hébergement collectif pourra être louée facilement (150 euro/mois). Dates flexibles entre janvier et août 2022.

Pour candidater envoyer un email de motivation et un CV à mcauchoixxx@gmail.com et Gladys.Barragan-Jason@cnrs.fr.

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